Faut-il choisir l’immobilier d’entreprise pour investir efficacement ?

L’investissement immobilier ne concerne pas uniquement l’achat de logement à destination d’habitation. Son étendue est bien plus grande, et concerne de nombreux domaines. Parmi eux, l’investissement dans l’immobilier d’entreprise. Moins connu et moins pratiqué, il constitue pourtant un meilleur placement. Cependant, c’est aussi une forme d’investissement immobilier avec une rentabilité plus importante que les autres.

En quoi consiste l’investissement dans l’immobilier d’entreprise ?

L’immobilier d’entreprise regroupe l’achat, la vente ou la location de biens destinés à un usage professionnel ou commercial. Il peut s’agir d’un local, d’un entrepôt, d’un bureau, d’une usine… Bref, tout ce qui n’est pas réservé à l’habitation, que ce soit pour y vivre à l’année ou en vacances. Pour parcourir l’ensemble des possibilités, ce panorama est détaillé sur https://www.dividom.com/dans-quoi-investir.

Certains choisissent d’acheter un bien professionnel pour leur propre activité, à l’image de l’acquisition d’un appartement ou d’un immeuble. D’autres préfèrent démarrer par le crowdfunding immobilier lorsqu’ils disposent d’un budget plus restreint, afin de tester le terrain progressivement.

Divers véhicules existent pour mutualiser les risques et les montants : SCI, SCPI, OPCI… Ces solutions permettent de se lancer sans porter seul la charge financière d’un projet de grande ampleur.

Pourquoi investir dans l’immobilier d’entreprise ?

L’immobilier d’entreprise reste souvent dans l’ombre du locatif classique. Pourtant, il s’agit d’un placement qui promet des rendements de 2 % à 8 %, parfois davantage, pour qui sait bien cibler. La différence entre rentabilité brute et nette s’avère limitée, car la plupart des charges sont assumées par le locataire, en tout ou partie.

Autre atout majeur : la durée du bail. Ici, les contrats s’étendent généralement de 3 à 9 ans, ce qui stabilise la relation locative et sécurise les revenus. Le propriétaire bénéficie de la répercussion des charges sur le long terme, tout en réduisant les frais de gestion.

Ce marché offre également une protection accrue au bailleur. En cas d’impayé, il existe des dispositifs permettant d’agir rapidement, à la différence de la location à usage résidentiel, où la législation protège davantage le locataire.

Dans quoi investir ?

Le choix du type de bien dépend de vos objectifs et du public visé, mais aussi du secteur d’activité du futur locataire. On distingue principalement deux grands types de baux :

  • Baux commerciaux : adaptés à toutes les activités commerciales.
  • Baux professionnels : destinés aux professions libérales, associations, artisans.

Local commercial

La location d’un local commercial repose sur une durée de bail minimale de 9 ans, mais une sortie anticipée est possible tous les 3 ans. Ce fonctionnement limite le risque de vacance locative. L’emplacement reste cependant décisif pour la rentabilité de l’opération : un commerce en centre-ville ne joue pas dans la même catégorie qu’un local en périphérie.

Bureau

Investir dans des bureaux garantit généralement une stabilité appréciable, avec des baux courant entre 3 et 9 ans. Pour attirer les entreprises, il est préférable que le bien soit situé dans un quartier dynamique, proche des transports ou des grands axes routiers.

Entrepôt

L’entrepôt se distingue par sa rentabilité, qui peut grimper jusqu’à 10 %. Mais cette performance dépend, là encore, de l’emplacement. Un entrepôt peut être loué pour une activité commerciale, artisanale ou industrielle (bail commercial), ou servir de simple espace de stockage (bail professionnel).

Cabinet médical

Investir dans un cabinet médical relève du bail professionnel. Avant de se lancer, il est judicieux d’évaluer la surface, les aménagements (salle d’attente, cabinets de consultation…), le nombre d’établissements similaires déjà présents dans la ville et la densité de la population alentour.

Les inconvénients de l’investissement dans l’immobilier d’entreprise

Ce type d’investissement s’adresse à ceux qui disposent de moyens financiers plus conséquents que pour l’immobilier d’habitation. Le prix d’acquisition peut vite grimper, et les travaux de rénovation représenter un coût non négligeable. Même si une partie de l’entretien peut être assumée par le locataire, le propriétaire doit prévoir une enveloppe pour les imprévus.

La flexibilité des baux et leur durée rassurent, mais le risque de vacance locative demeure réel, notamment après le départ d’un locataire ou lors de périodes de ralentissement économique. Par ailleurs, les rendements observés en centre-ville ou dans les quartiers dynamiques ne se retrouvent pas partout : hors des grandes agglomérations, la rentabilité chute vite.

Au final, investir dans l’immobilier d’entreprise ne relève pas de la loterie, mais demande une analyse rigoureuse, un choix d’emplacement réfléchi et une vision sur le long terme. Pour ceux qui savent où poser leurs valises et qui acceptent les règles du jeu, la récompense peut s’avérer à la hauteur des ambitions.

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