Les placements les plus rentables pour faire fructifier votre argent

Sauver ouais… mais sur quoi ? Cette question, que de nombreux Français se posent, reste plus pertinente que jamais avec la baisse des taux d’intérêt observée ces dernières années, qui a un impact sur la rentabilité des investissements traditionnels « sûrs ».

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La question du placement idéal revient sans cesse au moment de décider quoi faire de son épargne. Savoir où placer son argent ne relève plus seulement du bon sens, mais d’une stratégie réfléchie, tant les enjeux de long terme s’imposent pour la plupart des ménages, notamment quand il s’agit de préparer la retraite. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le taux d’épargne en France frôle les 14% du revenu disponible brut par ménage en 2019, un niveau qui nous place dans le peloton de tête en Europe.

À l’heure où la période fiscale pousse à étudier son patrimoine à la loupe, il devient judicieux d’analyser ses placements actuels et d’explorer de nouveaux horizons pour valoriser son argent.

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Depuis le 1er février 2020, le Livret A plafonne à 0,50% et n’a jamais connu un rendement aussi bas depuis 1818. Pour donner une idée concrète, placer 10 000€ sur ce produit génère à peine 50€ d’intérêts annuels, et même au plafond de 22 950€, on atteint péniblement 115€ par an. Autant dire, peu de quoi faire rêver.

Le constat se répète avec le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), qui affiche aussi un modeste 0,50%, ou encore le Compte Épargne Logement (CEL), coincé à 0,50% brut, soit 0,42% net après prélèvements sociaux.

Ces supports réglementés n’ont plus vraiment vocation à faire fructifier votre capital, mais à constituer une réserve pour faire face aux imprévus du quotidien. L’ère des rendements confortables sur les livrets est bien révolue.

Dans ce contexte, la faiblesse de la rémunération des livrets ne laisse plus d’autre choix que de repenser sa façon d’investir. Optimiser son épargne passe désormais par d’autres véhicules, capables d’offrir de meilleures perspectives.

Ne vous laissez pas séduire trop vite par les « super livrets » bancaires, dont les taux aguicheurs de 2 ou 3% sont toujours temporaires, valables quelques mois à peine. À l’arrivée, avec la fiscalité à appliquer, la rémunération retombe vite au niveau du Livret A ou du LDDS sur un an.

Passons en revue quatre solutions de placement qui peuvent réellement répondre à vos attentes en matière d’épargne.

Voici un aperçu des pistes à explorer :

  • Assurance vie
  • Primonial Serenipierre. Investissement d’épargne-vie en 2020 Lire la suite
  • Financement du PEA (Plan d’Épargne en Actions) de l’Échiquier PEA. Placement d’épargne 2020 Lire la suite
  • PER (Plan d’Épargne Retraite) Eres. Placement des régimes de retraite (PER) Lire la suite
  • La loi Madelin

1. Assurance vie

L’assurance vie figure parmi les placements favoris des Français, avec plus de 1 785 milliards d’euros collectés à la fin août 2019. Son cadre fiscal spécifique permet de profiter d’une fiscalité dégressive sur les intérêts, mais aussi de transmettre son capital librement, sans droits de succession pour les bénéficiaires désignés.

Au sein de l’assurance vie, deux grandes familles de supports sont accessibles :

  • Le fonds en euros : il s’agit d’un placement géré par l’assureur, garantissant votre capital à tout moment. Ce support génère un rendement supérieur à celui des livrets bancaires traditionnels, avec une moyenne de 1,40% net en 2019 (avant prélèvements sociaux). Mais prudence, la performance varie d’un assureur à l’autre, en fonction de la gestion des actifs.
  • Les unités de compte : elles ouvrent la porte à une grande diversité d’investissements, actions, obligations, immobilier, matières premières… Le potentiel de rendement est supérieur à celui du fonds en euros sur le long terme, mais le capital n’est pas garanti.

Les écarts de performance peuvent être notables selon les supports choisis. Un fonds diversifié, par exemple, offre souvent un rendement moyen de 4% par an sur cinq ans, avec un risque mesuré. À l’inverse, un support 100% actions vise une rentabilité supérieure mais expose à une volatilité accrue.

Dans tous les cas, pour profiter de la fiscalité la plus avantageuse, il faut accepter de laisser son argent au moins huit ans sur l’assurance vie. Les retraits restent évidemment libres et généralement rapides (comptez environ quinze jours), mais la taxation dépendra alors de la durée de détention.

L’assurance vie s’impose ainsi comme une solution de choix pour constituer une épargne à moyen terme, et demeure aujourd’hui une référence pour optimiser son capital.

Quelques contrats d’assurance vie à étudier :

Cardif Elite. Assurance vie Investissement d’épargne 2020 En savoir plus

SwissLife stratégiquement. Placements d’épargne d’assurance-vie 2020 Lire la suite

Primonial Serenipierre. Investissement d’épargne-vie en 2020 Lire la suite
2. Le PEA (Plan d’Épargne en Actions)

Le PEA (Plan d’Épargne en Actions) mérite une place de choix dans toute stratégie de diversification. Une fois la barre des cinq ans franchie, les revenus générés sont exonérés d’impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux restent dus. Pour ceux qui cherchent à limiter la facture fiscale dans un contexte où la pression reste forte, cet avantage est de taille.

Ce produit présente néanmoins des contraintes : le versement maximal s’élève à 150 000€ et chaque épargnant ne peut détenir qu’un seul PEA. Autre point à garder en tête : il faut attendre cinq ans pour retirer de l’argent sans entraîner la clôture du plan.

En sélectionnant soigneusement ses actions ou des fonds éligibles de qualité, il est possible de viser des performances solides après cinq ans, tout en profitant d’une fiscalité allégée.

Quelques pistes de PEA à considérer :

Financement de l’Échiquier PEA. Régime d’épargne en actions (PAE) Placement d’épargne 2020 Lire la suite
3. PER (Plan d’Épargne Retraite)

Le PER, mis en place dans le sillage de la loi Pacte, a vocation à regrouper l’ensemble des anciens produits d’épargne retraite. Avec la montée de l’épargne individuelle pour la retraite, ce produit prend tout son sens. Les Français sont désormais incités à cotiser davantage, tout en sachant qu’ils percevront moins à la sortie. Le PER séduit donc de plus en plus, notamment grâce à la possibilité de déduire les versements de l’impôt sur le revenu, dans la limite des plafonds prévus.

Le principe : verser régulièrement sur des supports éligibles au contrat, puis choisir à la retraite de sortir en rente ou en capital.

L’autre atout du PER, c’est son impact sur la fiscalité : chaque versement est déductible du revenu imposable, dans la limite autorisée. Pour illustrer : un contribuable au taux marginal de 41% qui verse 10 000€ sur son PER bénéficie d’une économie d’impôt de 4 100€.

Attention cependant, l’épargne investie reste bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas exceptionnels (achat de la résidence principale, décès du conjoint, invalidité…). Pour certains, cette indisponibilité peut sembler restrictive, mais elle garantit un capital ou une rente supplémentaire le moment venu.

Quelques PER à explorer :

pour SwissLife Single. Régime de retraite (RIP) Placement des pensions Lire la suite

PER Cardif Essentials. Régime de retraite (PAR) Placement des pensions Lire la suite

PER Eres. Placement des régimes de retraite (PER) Lire la suite
4. La loi Madelin

Le dispositif Madelin s’adresse aux travailleurs indépendants (TNS) désireux de compenser la faiblesse de leur régime obligatoire par une retraite complémentaire.

Pour ceux qui souhaitent en bénéficier, il reste possible d’y souscrire jusqu’au 31 septembre 2020.

Ce système, qui fonctionne selon un principe proche du PER, autorise les indépendants à déduire des cotisations de leur revenu professionnel, avec des plafonds plus larges que pour le PER.

Exemple : un entrepreneur ayant dégagé 100 000€ de bénéfices en 2014 pouvait déduire un peu plus de 19 000€ au titre du contrat Madelin, alors que le PER limitait la déduction à 10 000€.

En contrepartie, l’épargne placée reste bloquée jusqu’à la retraite, sauf circonstances exceptionnelles. Le contrat Madelin s’avère donc pertinent pour ceux qui souhaitent sécuriser un revenu supplémentaire garanti à vie.

Quelques contrats Madelin à étudier :

Retraite Madelin SwissLife. Madelin Law Placement de pension de retraite Lire

Pour finir, il reste judicieux de limiter les montants placés sur les livrets réglementés à la constitution d’une épargne de précaution. Le surplus mérite d’être redirigé vers des supports plus dynamiques, pour profiter pleinement des avantages financiers évoqués. À chacun d’adapter la répartition de son épargne en fonction de ses propres objectifs, sans perdre de vue l’équilibre entre sécurité et performance.la suite

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